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Michel Aglietta

Nationalité : France
Né(e) à : Chambéry , 1938

Biographie :

Michel Aglietta, né en 1938 à Chambéry, est ancien élève de l'École polytechnique (Promotion X1959) et de l'ENSAE. Actuellement professeur de sciences économiques à l'Université Paris X, il est également conseiller scientifique au CEPII, membre de l'Institut universitaire de France, consultant à Groupama-AM et professeur de macroéconomie au sein de la majeure Alter Management d'HEC. Il a été membre du Cercle des économistes et, de 1997 à 2003, du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre.

En octobre 1974, Michel Aglietta soutient sa thèse intitulée Régulation du mode de production capitaliste dans la longue période. Prenant exemple des États-Unis (1870-1970). Sa thèse de doctorat sur les sciences économiques à Université Paris I Panthéon-Sorbonne est restée gravée dans les mémoires. Il est alors agrégé à Amiens, après avoir été administrateur de l'INSEE. Le jury de sa soutenance de thèse se compose des professeurs Raymond Barre, H. Brochier, Carlo Benetti, J. Weiller et Edmond Malinvaud. La soutenance fut des plus houleuse, avec le départ d'Edmond Malinvaud.
Michel Aglietta est l'un des fondateurs en 1976, avec Robert Boyer, de l'école de la régulation.
Il est un spécialiste d’économie monétaire internationale et connu pour ses travaux sur le fonctionnement des marchés financiers. Il a dans plusieurs ouvrages souligné ce qu'il considère être des failles du système financier.
Aglietta a étudié les relations entre les structures des systèmes financiers et la croissance économique. La libéralisation financière engagée dans les années 1980 a été envisagée comme un moyen d'améliorer l'efficience des marchés financiers à un niveau mondial (la concurrence devait conduire à une allocation des optimale des capitaux et à une baisse des taux d'intérêts) et finalement à la croissance. Mais pour Aglietta, le passage à une économie financière globalisée s'est accompagnée d'une instabilité cyclique et d'un risque de système (ou risque systémique). La défaillance d'un agent conduit par effet de contagion (ou effet mimétique) à une crise financière généralisée. Pour que la mobilité des capitaux serve véritablement l'économie réelle, Aglietta insiste sur la nécessité s'instaurer de nouvelles règles, de renforcer le contrôle prudentiel des marchés et de conduire des politiques contra-cycliques plus actives.


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Année: 1999
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