BIBLIOTHÈQUE

Jean-Luc Englebert

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Verviers , le 13/03/1968

Biographie :

Jean-Luc Englebert est né le 13 mars 1968 à Verviers et, du plus loin qu’il s’en souvienne, il a toujours voulu faire de la BD. Après ses humanités artistiques à Liège où, dit-il, il avait « un style Spirou » assez stéréotypé, il s’inscrit en section « bandes dessinées » à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles.
« A Saint-Luc, je rencontrais des gens qui avaient subi d’autres influences que les miennes. Ils me faisaient découvrir des univers différents, à mille lieues de la bande dessinée belge classique. (…) Anne Brouillard (…) Solotareff… Cela ne m’a pas empêché, à la sortie de Saint-Luc, de participer, avec des copains de cours, à l’unique numéro de « Mokka », une revue de BD aussi intello qu’éphémère. C’est là que j’ai commencé à comprendre que cette voie n’était peut-être pas la mienne. (…) C’est en retrouvant des albums de Solotareff à la Fnac que l’idée s’est imposée : Et si, moi aussi, je faisais un album pour enfants ? » Dès lors, tout est dit, rien n’est fait.

Il faudra trois ans à Jean-Luc Englebert pour « faire son apprentissage sur le tas et suivre, tout seul, le chemin que des études d’illustration auraient balisées de conseils, de rencontres et d’enrichissements mutuels. Plus que l’enseignement des techniques, c’est cela la richesse des écoles d’art : la confrontation des regards. Presque totalement isolé, j’ai progressé beaucoup plus lentement. »

Possible ! Mais peut-être aussi tant mieux ! Car les illustrations de Jean-Luc Englebert sont tout à fait particulières : des tons ocres, un peu éteints, en parfaite harmonie avec le dépouillement du décor. Sobriété des couleurs, sobriété du trait, comme pour mieux valoriser le personnage, comme pour souligner l’intimisme de l’histoire.
Ourson a disparu, Je suis le Roi (histoire plutôt biographique, selon ses sœurs…) puis Le petit cheval de bois dont le texte est d’Andréa Nève. Nouvelle expérience enrichissante pour Jean-Luc Englebert qui dit avoir éprouvé de terribles difficultés à tremper son pinceau dans les mots d’une autre pour leur créer un répondant visuel.

Jean-Luc Englebert est manifestement un dessinateur sans regret d’avoir renoncé à la BD. « Au fond, dit-il, je m’étais seulement trompé de voie, pas de destin ! »


Publié par le même auteur

La chasse au dragon

Année: 2004
Vues: 711